Niccolò Jomelli
Don Trastullo
Innsbrucker Festwochen
Premiere: 19. August 2015
Musikalische Leitung: Alessandro De Marchi
Regie und Konzept: Christoph von Bernuth
Sänger: Robin Johannsen (Arsenia), Federico Sacchi (Don Trastullo), Francesco Castoro (Giambarone)
Academia Montis Regalis
© Rupert Larl/Innsbrucker Festwochen
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Classiquenews.com
(...) voici une pièce comique du Jommelli alors célébré à Rome, (...). Mis en espace dans l’ample galerie supérieure du château d’Ambras, villégiature des Habsbourg, le spectacle tient son rôle, divertissant et enjoué. Intermezzo joué à l’origine en parties intercalaires à un seria de plus grande ampleur, les deux parties sont jouées successivement, défendues par un jeu dramatique efficace partagé par les trois solistes.
Du trio animé, c’est la soprano non italienne (son texte reste aléatoire), Robin Johannsen qui par son timbre et la justesse du style, fin et onctueux (malgré des aigus parfois serrés), remporte la palme de la caractérisation dramatique. Voici donc dans une mise en espace ingénieuse, fluide et habile (où Trastullo, habité par le modèle des héros antiques, devient un Quichotte dupé mais flamboyant), ce théâtre délirant, facétieux, picaresque, où la femme est une maîtresse dominatrice et astucieuse, usant de tous les stratagèmes pour séduire, manipuler, triompher. Guerre des sexes, école comique certes mais aussi satire parfois cynique, jouant du double voire triple sens de certains mots, le buffa napolitain trouve ici des interprètes honnête car efficaces : d’autant que instrumentistes et chef redoublent de souple vitalité pour exprimer la verve et la finesse d’une partition qui rayonne par sa santé et son énergie (cordes bondissantes et cors très justes à la fête).
Le festival d’Innsbruck sait autant proposer des programmes de défrichement – qui ont fait sa réputation internationale (comme Il Germanico déjà cité) qu’offrir dans la cohérence de sa ligne artistique, des soirées plus légères quoique moins badines qu’il n’y parait, de surcroit dans un lieu aussi magicien et impressionnant que la galerie cynégétique d’Ambras (salle espagnole / Spanischer saal), préservée dans son jus décoratif (stucs et fresque néo italiennes) depuis le XVIIème. (Alexandre Pham) [classiquenews.com]

Teatro.it
(...) Accorto concertatore, fedele al testo ma con un occhio alle esigenze teatrali, nel portarlo in scena Alessandro De Marchi lo completa qui con due altri testi jommelliani: un'introduzione strumentale bipartita – la sinfonia del più tardo Attilio Regolo - e la piacevole inserzione, in apertura del secondo atto, di una soave paginetta religiosa – il breve 'a solo' per soprano dal Te Deum del 1763 - intonata fuori scena, al pari di una serenata, da Arsenia. Il risultato è quello di elevare questo breve intermezzo a dignità di farsetta comica, dimensione drammaturgica raggiunta grazie anche alla sagace gestione scenica di Christoph von Bernuth: il regista americano muove infatti i personaggi con giusta leggerezza e con ammiccante ironia, senza indulgere a facile comicità; ed amplia il poco spazio disponibile con rapide e coinvolgenti escursioni degli interpreti tra le fila degli spettatori (...) (Gilberto Mion) [Teatro.it]

ConcertoNet.com
(...) Don Trastullo (1749) est présenté cette fois en une version semi-scénique, due à l’exiguïté de la scène d’Ambras. Cela n’empêche en rien Christoph von Bernuth de démontrer un savoir-faire certain dans l’animation de l’histoire classique du barbon roulé par un jeune couple amoureux. On n’est pas loin de l’intrigue minimaliste de Lo Speziale (L’Apothicaire) de Haydn, inspirée de Goldoni. Si la compréhension de l’italien s’avère indispensable pour profiter des nombreux doubles sens comiques du livret de Don Trastullo, la traduction allemande permet néanmoins de bien saisir les enjeux entre les personnages. Outre un jeu sur l’espace intéressant lorsque les interprètes investissent la partie dévolue au public, Bernuth enrichit l’action de trouvailles comiques tel un irrésistible couteau à lame molle sensé départager les rivaux Giambarone et Trastullo.
Une autre belle idée est d’ajouter à cette œuvre courte, d’à peine plus d’une heure, une ouverture empruntée à l’opéra Tito Manlio (1743) du même Jommelli, ainsi qu’un extrait particulièrement émouvant de son Te Deum (1763), donné tout juste après l’entracte. Dans le vestibule, la voix superbe de Robin Johannsen, délicatement soutenu à l’orgue par De Marchi, apporte un instant de sérénité avant la reprise des festivités bouffes. C’est bien la soprano américaine qui apporte un plaisir constant tout au long de la soirée, notamment par ses qualités de souplesse particulièrement notables dans les vocalises. Les hommes se situent un cran en dessous, aussi bien un Francesco Castoro (Giambarone) au souffle court qu’un Federico Sacchi (Don Trastullo) au timbre un peu terne. Une soirée néanmoins agréable, toujours efficace dans les aspects comiques de cette œuvre mineure de Jommelli. (Florent Coudeyrat) [ConcertoNet.com]